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"Rendre l’Eglise et l’Evangile aux pauvres, et rendre les pauvres à l’Eglise et à l’Evangile"

dimanche 12 août 2012, par Florian Meyer

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Gilles Rebêche est diacre et responsable de la diaconie du Var. Engagé au sein du réseau Saint Laurent depuis sa création, il en raconte les origines et présente ses fondements.

Le réseau Saint Laurent est encore très jeune, comment est-il né ?

A l’origine c’est une histoire d’amitié entre des anciens volontaires d’ATD Quart Monde qui se sont engagés dans l’Eglise locale. Au cours des années 80 ils ont démarré plusieurs initiatives dans leurs villes pour vivre le partage de la foi avec les plus pauvres. La plupart de ces groupes avaient un point commun : une rencontre avec Lourdes avec laquelle ils ont créé un lien durable.
Puis en 2004 il y a eu une première rencontre à la cité Saint Pierre du Secours Catholique à Lourdes. Un certain nombre de ces groupes s’y sont retrouvés avec l’envie de créer une fête autour de la Saint Laurent. Le premier grand rassemblement a eu lieu l’année suivante pour les 50 ans de la Cité Saint Pierre. Voilà comment s’est progressivement formé le réseau Saint Laurent !

Qu’est-ce qui caractérise les groupes membres du réseau ?

Une phrase me semble bien résumer la vocation de nos groupes : "Rendre l’Eglise et l’Evangile aux pauvres, et rendre les pauvres à l’Eglise et à l’Evangile." Il faut que ces deux dimensions soient bien présentes dans un groupe pour qu’il fonctionne, sinon on passe à côté de l’essentiel.
Au sein du réseau Saint Laurent on trouve aujourd’hui des groupes qu’on pourrait qualifier d’historiques puisqu’ils étaient là à l’origine, comme la communauté Magdala, la communauté du Sappel ou Chrétiens Quart monde. Mais il y a également des groupes qui nous rejoignent régulièrement, c’est le cas de Chemins d’espoir, du Pont, ou de plusieurs groupes du Secours Catholique.

Comment s’organise la vie du réseau ?

La vie du réseau Saint Laurent s’articule autour de trois types de rencontres. Il y a tout d’abord les rassemblements à Lourdes tous les deux ans au moment de la Saint Laurent (10 août). Nous en sommes maintenant à quatre éditions.
Autre temps fort, les week-ends de théologie pastorale organisés à Nevers à chaque année. Ils permettent de confronter les paroles des personnes en situation de pauvreté avec celles des théologiens.
Le reste de l’année, les groupes peuvent également se rendre visite pendant quelques jours pour échanger, vivre des temps de fête, des rencontres... Ces visites se font à travers toute la France. C’est ce que nous appelons les visitations.

Cette année, le rassemblement de la Saint Laurent prend la forme d’un festival. Pourquoi ce changement ?

Lors du dernier rassemblement en 2010 on a eu un peu l’impression de faire "club", de rester entre nous. On passait la plupart du temps à la Cité Saint Pierre. Et puis on s’est rendu compte que quelques jours après la Saint Laurent avait lieu de Pèlerinage national. On a d’abord eu des contact avec le Pélé Mosaïque, qui en est une composante, puis avec la famille Assomptionniste. Certains sont venus à Nevers lors d’une de nos sessions. Tout cela s’est fait alors que la démarche Diaconia prenait de l’ampleur dans l’Eglise de France.
Au final on en arrive à ce magnifique projet qu’est le festival Saint Laurent ! On ne sait pas trop où cela va nous mener. On expérimente. Mais j’espère qu’il y aura d’autres festivals comme celui-ci !